20 janv. 2010
Sittwe, port oublié du XVI ème siècle
Si vous avez jamais rêvé de vous aventurer/perdre dans un port du XVI ème siècle Sittwe est votre destination. Hormis de vieux diesel poussifs, c’est à la rame, à la voile ou en poussant des bateaux sur la vase que l’on y navigue.
Une plongée dans un univers baroque où les odeurs sont fortes, les regards appuyés et la vie est rude. On y est loin du confort de la fée électricité, des mets aseptisés et du confort industriel.
C’est basique, très basique.
Du coté du marché matinal de gros poissons comme on n’en voient plus traînent à même la fange, des raies débités à la machette, des thons découpés en lamelle sèchent au soleil et une populace dense qui s’active à sa survie.
Sittwe on se croirait de retour au XVI ème, le vrai pas celui bourgeois et guindée du XVI ème.
Puis plus tard, beaucoup plus, dans une soirée particulièrement arrosé, les bouges de Sittwe à la lanterne… les filles de Sittwe…
Whaoh pour un peu on y attrape des maladies rares, inconnues ?
Tss, tss, tss
18 janv. 2010
Bouddhisme bamar
J’adore les bouddhistes, les pieux, les bonzes, les vénérables…
Surtout quand c’est du sérieux comme au Myanmar où les très pieux bamars (nom officiel des birmans depuis l’avènement du Myanmar en 88 ou 90) se comptent en millions.
Yangon, dans l’un de ses quartiers populaires et excentré où l’on bloque la rue pour la transformée en salle de prêche avec force rétro projecteurs, hauts parleurs et jeux de lumière. Cela faisait plusieurs jours que j’entendais vaguement les vaticinations d’un vénérable qui ne m’interpellent guère. Quand même curieux je suis allé en directions de la source du bruit.
Whaoh y’en a du pèlerin, y’en a des écrans, y’en a un Pajero 4X4 ?!? En attente !?
Attendez là ce n’est quand même pas pour le vénérable ce véhicule réservé aux élites bamars ? Vu les portes ouvertes, vu le personnel autour il semblerait que si, c’est pour le saint homme. Et justement le prêche se termine par une ultime prière, sa majesté se lève, face réjouie, peau lisse, voire grasse et panse bien rebondie. La scène est grandiose, tous se courbent face contre sol à son approche et ne se relèvent qu’une fois qu’il soit passé. Sa majesté a beau est bien portante elle en a néanmoins conservé le pas leste et en quelques instants s’est installé dans son Pajero qui file direct.
Tant pis pour ceux qui voulaient l’approché, qu’ils le prennent comme un acte de pieux renoncements à leurs désirs.
Ils sont gratinés les bouddhsites dans le coin. Ceux qui me trouve irrespectueux regardez la photo ci-dessus. Un bonze achetant un DVD, d’un côté les prêches bouddhiste de l’autre les films X. Bingo il opte pour…
Tss, tss, tss encore un adepte de « l’amour bienveillant » vous savez le truc qu’ils scandaient dans les rues en 2007 et auquel la junte a mit le holà avant qu’ils n’attirent trop de pèlerins. La trifonctionnalité de Georges Dumézil (soldats, religieux, peuple), le Myanmar en est une caricature.
La théorie très médiatisée en occident des gentils bonzes contre les méchants soldats de 2007 me fait sourire. C’était aussi une simple lutte pour le pouvoir.
Le massacre de Taungoo en 2001 (à 120 km de la nouvelle capitale Naypyidaw) vous vous souvenez ? 200 pauv’s malheureux lynchés par la foule, y étaient musulmans les pauv’s diables et vous savez qui a lâché la foule contre eux ? Les bonzes qui avaient l’amour pas très bienveillant à ce moment là…
Pour plus de détail sur ce massacre oublié par les médias occidentaux -il ne colle pas tout a fait à la ligne éditoriale- faites une recherche sur Google.
J’adore les bouddhistes, les pieux, les bonzes, les vénérables…
En fait pas plus que cela.
Et j’en ai autant à l’égard des intégristes cathos et musulmans.
16 janv. 2010
Bouddhisme khmer
Donnation lors d'une cérémonie
J’adore les bouddhistes, les pieux, les bonzes, les vénérables…
J’adore prendre le bus à Aranyaprathet et me retrouver en compagnie d’une demi douzaine de bonzes khmers en partance pour la cité des Anges. Midi où peu s’en faut le bus s’arrête dans une station essence. Je m’engouffre au 7 Eleven histoire de grignoter un truc. Les jeunots en robe orange font de même pour un café glacé et quelques snacks.
Tiens ils n’ont pas vu l’heure, il est un peu tard pour des bonzes qui devraient déjà médités… sur ce qu’ils allaient mangé le soir. Même pas, ils bigophonent. Branchés les bonzelets ! Sans vraiment écouter j’entends des bribes surtout quand l’un d’eux s’émoustille d’apprendre que son interlocuteur est à Pattaya !
Les voies du saigneur sont impénétrables. Et c’est visiblement le cas pour les bonzelets qui ont du mal à renoncer à tous les plaisirs. Même qu’ils sirotent bruyamment leur café et agitent leurs mandibules de gloutons. D’un coup d’eux d’entre eux changent de place en rigolant.
Quelques temps plus tard je sens que mes chaussures collent au plancher.
Ces petits cons ont renversé leur café glacé qui a coulé sous mes pieds et scotché mon sac à matériel.
Je suis heureux de voir que ces petits jeunes rigolaient sans daigner me signaler leur maladresse.
J’adore les bouddhistes, les pieux, les bonzes, les vénérables…
Ce n’est pas pire qu’un jeune supérieur de monastère qui demandait deux camions de graviers pour une cérémonie à la noix. C’est pour la cours du monastère qu’il dit le vénérable. Un copain opine du chef et lui fait remarquer qu’un seul camion suffit amplement.
« Bien sûr, le second est pour chez moi ! »
Ah le Cambodge et ses bonzedes benz. J’adore les voir dans les magasins exigés la meilleur qualité de portables et autres gadgets. Tout comme au restaurant et dans les transports où ils s’octroient les mets et la place de choix.
Y’a pas à dire le métier de bonze c’est la planque ! Tu m’étonnes que les Khmers Rouges ne les aient pas raté.
J’adore les bouddhistes, les pieux, les bonzes, les vénérables…
C’est dans une petite rue de Phnom Penh où un cortège de bonzes avance en ligne, ni droite, ni ordonnée mais plutôt en ordre dispersé -un comble pour un ordre religieux-. Mazette, ils sont au moins 50, un symposium du parti ? Je les regarde passé, bêtement comme un buffle matant les Lexus. Arrive les derniers à la traîne l’un d’eux fume… un copain rigole « il pourrait au moins faire semblant ! ».
Je me marre aussi car quelques instants plus tard arrive le dernier traînard qui a pris un motodop… Ben voyons, il a renoncé à la marche/transpiration celui-là où est-il resté bloqué dans un karaoké ?
Je suis mauvaise langue, il devait méditer…
Allez quittons le bouddhisme à la mode khmère qui est un exemple d’un un tas de chose sauf de vertu.
Visitons le Myanmar où les saints hommes en tenue safran se sont dressés contre la tyrannie des méchants en tenue kaki…
L’exemple même de la vertu, du courage, de l’abnégation !
Oups !
A suivre
14 janv. 2010
Lune de Hpa-an
Hpa-an une localité birmane des plus tranquille où le traditionnel buffet birman est à 1000 kyats et avec du rab de choux fleurs...
Hpa-an que l'on visite pour une montagne où un monastère est perché. c'est aussi une série de grotttes avec de vieilles ornementations en stuck.
Vieille genre VIIème siècle... Quand même !
Aujourd'hui ce sera la Lune de Hpa-an, qui, ma foi était bien visible. Vu l'absence de lumière intempsestive et pas trop de poussière on pouvait en espérer moins
Pourquoi une photo de Lune de Hpa-an ?
Pourquoi pas.
12 janv. 2010
2012 Myanmar
Let’s go to the show, en l’occurrence 2012 film catastrophe sur les écrans de Yangon.
De 500 a 2700 kyats le ticket (0,5 à 2,7 $) en fonction de la place dans la salle particulièrement bondée mais relativement confortable. Je radine à 1000 kyats pour la top place de la salle basse.
Des pubs locales passent, même pas des films mais des photos avec des grossissements donnant une pale illusion de mouvement. Whaoah the technique !
Puis apparaît le drapeau du Myanmar « stand up for the flag ». Je m’enfonce dans mon siège en me disant qu’ils ne sont pas aussi obsolètes que dans le pays voisin où l’on peut finir en prison assez rapidement pour ce genre d’attitude.
Indeed. Environ 10 à 20 % de la salle se lève, mon voisin porte la main à son cœur. Dans l’immense majorité le salut au drapeau laisse de marbre, assis le marbre. Vu que tout le monde n’était pas encore rentré difficile de se faire une idée précise.
Passons le brouhaha ambiant voici 2012, film spectaculaire, trop spectaculaire même. Le James Bond incarné par Pierce Brossnan aurait pu trouver cela too much. C’est peu dire.
Dans la salle il y a un semblant de silence, seulement ¼ du public continu ses barvadages à voix hautes et 99,999 % de la salle mange. Cela craque de tous les bouts les emballages bruyants, les mandibules broyeuses s’activent de plus belle.
Crac, crac, crac.
Heureusement que c’est un film américain sinon j’aurais décroché. Tout comme les rares porteurs de mobile dont les sonneries kitsch retentissent de temps à autre. Dans le plus pur style « ouais je suis au ciné, je mate 2012… » qui rappelle a tout le public ce qui se passe au cas où il perdrait le fil de ses préoccupations majeurs qui dans l’ordre sont de grignoté, prendre des nouvelles des voisins et accessoirement suivre le film.
J’oubliais s’occuper des bébés hurleurs qui accompagnent les parents.
Le générique de fin n’est pas entamé que les premiers spectateurs se lèvent.
C’est fini, lumière sur la salle qui ressemble à une porcherie -genre je craque des graines de tournesol et j’en fou partout- qu’une armée de fourmis équipées de balais s’empresse de nettoyer avant la nouvelle fournée de mandibules claquantes.
M’ouais intéressant comportement urbain très petit véhicule où le voisin n’existe pas.
Et on s’étonne que ces pays soient dirigés par des juntes ?
Sans dec relisez les « Chroniques Birmanes » de George Orwell.
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